Eastbound & Down  (Séries TV) posté le jeudi 23 avril 2009 19:18

 

En ce moment, aux Etats-Unis, tout le monde s'accorde à dire que le très récemment sorti Observe and Report est un film où chaque scène est non seulement nettement plus hilarante que la précédente, mais aussi nettement plus malsaine. Cet aspect "dark comedy" était déjà très présent dans le premier film de son réalisateur Jody Hill (remember The Foot Fist Way ?), et on le retrouve forcément dans sa série télévisée, co-écrite avec ses acolytes Ben Best et Danny McBride : l'OVNI télévisuel Eastbound & Down. La marque d'un auteur ? Indéniablement.

 

L'entrainement de Kenny Powers

 

Star déchue du base-ball à cause de son tempérament mégalo et arrogant, Kenny Powers (Danny McBride) est obligé de venir vivre chez son frère, dans sa petite ville natale, et d'y bosser en tant que prof de sport pour l'école du coin. Espérant toujours pouvoir retrouver sa vie de sportif de haut niveau au salaire astronomique, il tentera aussi de récupérer la fille qu'il avait laissé croupir là à l'époque où il est parti, et aujourd'hui fiancée au principal de l'école. Mais tout ceci n'est que le début d'un long chemin de croix pour le personnage, parsemé d'humiliations en séries et de rêves brisés. Le prix à payer pour une rédemption ?

 

Eastbound & Down, ou comment rendre attachant un Kenny Powers qui cumule les tares : gros enfoiré imbu de sa personne, vulgos à en faire palir Candeloro (oui, bon...), et tellement arrogant que ça le rend aveugle sur sa situation. Tel est le pari pris par les trois (ir)responsables de cette série, bien suivis par Will Ferrell et Adam McKay en producteurs, qui continuent de veiller sur leurs poulains après les avoir découverts grâce à The Foot Fist Way.

Pour ce faire, tout repose sur le jeu assez hallucinant d'un Danny McBride entièrement dévoué  à son personnage, dans toutes ses failles, mais aussi toutes ses émotions. Il arrive à faire passer, et parfois au détour d'une unique scène, son Kenny Powers d'hilarant à inquiétant, pour après parvenir à le rendre émouvant. Les autres acteurs semblent quelques fois n'être seulement que des faire-valoirs, même si Steve Little est excellent en fan de Powers voulant à tout prix devenir son pote, et que Andrew Daly est tout aussi génial en principal de l'école.

Aussi, de The Foot Fist Way, on retrouve le décor très réaliste parcouru par des personnages un peu (voire très) losers, les situations aussi poilantes qu'embarassantes, et les dialogues allant souvent loin dans le politiquement incorrect. Un peu comme si les univers de Ricky Gervais et de Will Ferrell se croisaient, dans une mixture pourtant très personnelle pour Jody Hill.

 

Kenny Powers, son fan number one, et la famille de son frère

 

D'ailleurs ce dernier, très occupé par Observe and Report, a laissé pour quelques épisodes sa place de réalisateur, d'abord à David Gordon Green qui trouve ici un terrain de jeu propice à marier les côtés très sérieux de ses premiers films (et notamment All the Real Girls) avec celui bien plus déconneur de son Pineapple Express, et ensuite Adam McKay (Anchorman, Step Brothers), versant plus volontiers dans le quasi over-the-top avec le Chapitre 5. Des épisodes pas toujours constants il faut l'avouer, mais qui réservent tous leur(s) passage(s) culte(s) en devenir.

 

Evidemment, le seul network capable de diffuser une série aussi radicale ne pouvait qu'être HBO (je crois que l'on ne se rendra jamais compte à quel point cette chaîne aura été une bénédiction pour les oeuvres télévisuelles). D'abord très peu suivie, la saison 1 gagnera en spectateurs au fur et à mesure de ses 6 épisodes, à tel point qu'une deuxième a été d'ores et déjà commandée. Au vu des événements qui closent le retour de Kenny dans sa petite ville (et avec le recul, on se rend compte qu'il aurait été impossible que ça se termine autrement), on a hâte de retourner suivre ce personnage infâme et ordurier.

 

Ce qui prouve, malgré quelques pitites réserves de rien du tout, que le pari est largement gagné.


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Vous reprendrez bien un peu de Mike Judge...  (News) posté le jeudi 09 avril 2009 17:36

 

Si vous vous êtes déjà baladé au rayon comédies de votre fournisseur de galettes numériques préférées, vous avez peut-être croisé du regard des titres aussi évocateurs que prometteurs, comme Planet Stupid, ou encore 35 Heures, c'est déjà trop. Evidemment, vous n'avez pas osé jeté un oeil sur l'arrière de la jacquette, de peur que quelqu'un ne vous voit vous intéresser à ça. Vu la situation, qui vous le reprochera ?

Sachez cependant que vous avez raté deux des meilleurs films de ces 10 dernières années (ouais, à ce point). Office Space (j'utilise les titres en VO, vous m'en voudrez pas, hein...) étant surement l'oeuvre la plus intelligente créée sur la vie dans un bureau (avec le The Office de Gervais & Merchant), et Idiocracy le film d'anticipation le plus flippant de cette période avec Children of Men (sauf qu'en plus, dans ces deux films, vous pleurez de rire devant des massacres d'imprimantes ou des benêts trônant sur leur fauteuil-chiottes).

Ces deux chefs d'oeuvres, on les doit à Mike Judge, qui avait déjà bien égratigné l'image de son pays avec les séries animées Beavis & Butt-Head et King of the Hill. Et le voici qui revient avec un troisième film (enfin quatrième en comptant Beavis & Butt-Head se font l'Amérique), Extract, entouré d'un casting lui garantissant peut-être, enfin, un succès. Jugez plutôt : Jason Bateman, Ben Affleck, Mila Kunis, Kristen Wiig, J.K. Simmons, mais aussi Clifton Collins Jr ou encore David Koechner, réunis dans une oeuvre se rapprochant de l'univers d'Office Space, puisqu'il racontera la vie du gérant d'une usine.

 

Mais sans plus attendre, da trailer :

 

 

Sortie : 4 Septembre (USA)

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You may find this very hard to believe, but I'm gay  (News) posté le vendredi 03 avril 2009 17:27

 

Fichtre, une mise à jour ! Ma vie de chômeur étant désormais derrière moi, j'ai "malheureusement" de moins en moins de temps pour venir parler des événements du petit monde de la comédie. Donc en vrac, rapidement :

- Role Models c'est mortel, voyez-le. De jeunes gamins obsédés par les nibards, de grands gamins encore moins responsables qu'eux, Kiss dans un jeu de rôle grandeur nature et un discours proche de celui tenu dans Step Brothers en fond.

- Le spectacle de Will Ferrell You're Welcome America - A Final Night with George W. Bush c'est mortel, voyez-le. Si vous appréciez déjà les imitations qu'il a pu faire dans le Saturday Night Live, vous serez en terrain connu, mais quel plaisir de retrouver ça sur un one-man-show complet (et qui fut diffusé en live) !

- Eastbound and Down, ça a gardé les mêmes problèmes que The Foot Fist Way, mais ça reste mortel, voyez-la. Encore des défauts dans le rythme donc, mais c'est tout aussi attachant et hilarant (j'y reviendrai surement plus tard, après une deuxième vision).

 

Mais ce qui m'amène à venir faire un article, c'est surtout le trailer du très attendu nouveau film starring Sacha Baron Cohen : Brüno. Deux personnages du Da Ali G Show ont déjà droit à leur moment de gloire au cinéma, il était donc logique que le petit dernier suive la marche.

Gardant le principe de mélange entre docu et fiction amorcé par Borat (la série comportant seulement de vraies interviews et Ali G in da House étant une pure fiction), Brüno pourrait bien être le film le plus rentre-dans-le-lard de l'année, et donc le plus drôle. D'autant que Sacha Baron Cohen semble avoir poussé la provoc' encore plus loin que précédemment. Mais je préfère pas spoiler et vous laisser la surprise de la découverte avec ce trailer R-Rated.

 

Trailer

La présentation du personnage, par votre serviteur.

Sortie : 10 Juillet 2009 (USA)

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Une bande-annonce pour des gens drôles  (News) posté le samedi 21 février 2009 11:44

 

Je ne pense pas me souvenir d'un grand nombre de films racontant l'histoire de comédiens de stand-up. Il y a eu des biopics basés sur la vie de comiques (l'indispensable Man on the Moon de Milos Forman), ou encore des films sur des duos ou des troupes (dont un Muertos de Risa hilarant), mais très peu sur cet exercice particulier qui est le one man show. Le seul qui me vient à l'esprit est le King of Comedy de Scorsese, même si ce n'était évidemment pas le coeur du film.

Funny People, le nouveau film d'Apatow, pourrait donc combler cette lacune. D'une part parce que le récit puise largement dans la propre expérience de son auteur et de sa relation avec Garry Shandling (voir le pitch dans "Qu'attendre de 2009 ?"), et d'autre part puisqu'il est joué par un acteur qui débuta sa carrière dans le stand-up : Adam Sandler.

Aujourd'hui est sorti le trailer, qui semble annoncer un Apatow pur jus, avec ce que cela comporte de vannes sur le ciné (déjà des références à Die Hard et Voyage au bout de l'Enfer en seulement 3min), sur les juifs ("My face is circumcised"), et son lot d'émotion. Evidemment, on assiste seulement à la première couche du film, celle sage et polie, trailer PG oblige, mais ne vous inquiétez, vous aurez droit à votre lot de blagues de cul le 16 Septembre, lorsque le film sortira en France !

 

Trailer

Date de Sortie : 16 Septembre (France)

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PG Porn - Pour ceux qui aiment tout dans le porno, sauf le sexe  (Internet) posté le jeudi 19 février 2009 00:54

 

Avec un CV aussi déjanté qu'improbable, James Gunn est forcément un ami de la famille. Scénariste débutant chez Troma avec, entre autres, Tromeo et Juliet, co-auteur du livre All I need to know about filmmaking I learned from the Toxic Avenger (qui servira de base au masterpiece de la firme : Terror Firmer), Gunn mis ensuite sa plume au service d'oeuvres plus mainstream comme les Scooby-Doo live, ou encore le remake de Zombie par Zack Snyder (oui, sacré mélange effectivement).

Il passa enfin derrière la caméra pour le très sympathique Horribilis, amusant hommage relativement friqué aux films d'horreurs des années 80 que l'auteur affectionne tant, dans lequel une galerie de personnages complètement crétins voit sa bourgade attaquée par un extra-terrestre affamé.

Aussi, mon côté "people" m'oblige à mentionner que monsieur Gunn fut le compagnon de Jenna Fischer pendant un moment, et que par conséquent, même si j'apprécie l'artiste, je ne peux qu'en vouloir à la personne. A vie.

Mais trève de plaisanterie, si je parle de James Gunn dans cet article, c'est pour présenter son nouveau boulot, en l'occurence une webserie partant d'une idée si géniale que l'on se demande pourquoi personne n'y a pensé avant : et si on faisait du porno sans les scènes de cul ?

Cela donne PG Porn, créée avec ses frères Brian et Sean, pour laquelle chaque épisode sera l'occasion de revisiter une scène classique d'un film pour adultes, qui va forcément mal (ou bizarrement) tourner. L'occasion aussi de faire tourner de véritables stars du porno avec des acteurs plus ou moins reconnus, comme Nathan Fillion par exemple.

Seuls les cinq premiers épisodes sont disponibles pour l'instant, l'article sera bien évidemment mis à jour au fur et à mesure de la mise en ligne des suivants.

 

Episode 1 - Nailing your Wife, avec Aria Giovanni et Nathan Fillion

 

 

 

Episode 2 - Peanus, avec Belladonna et Michael Rosenbaum

 

 


Episode 3 - A Very Peanus Christmas, avec Belladonna et Michael Rosenbaum

 

 


Episode 4 - Roadside Ass-sistance, avec Sasha Grey et James Gunn

 

 

 

Episode 5 - Squeal Happy Whores, avec Jenna Haze et Joey "Bone" Fria

 

 

 

Episode 6 - Helpful Bus, avec Bree Olson, Craig Robinson et Sean Gunn


 

 

Episode 7 - High Poon, avec Belladonna, Alan Tudyk, James Gunn et Ted Stryker

 

 

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